L’Alliance Fleuve Congo (AFC), coalition incluant le groupe rebelle M23 en lutte contre le gouvernement de Kinshasa, a annoncé ce vendredi 9 mai 2025 avoir accueilli en ville de Goma un groupe de Congolais venus de la diaspora pour rejoindre ses activités de renversement du régime du président Félix Tshisekedi.
Ce groupe est composé d’environ 20 personnes, dont neuf femmes, originaires de plusieurs pays d’Europe, d’Amérique et d’Afrique. Ces recrues sont prêtes à suivre une formation militaire et politique pour participer pleinement aux actions du mouvement, selon ses dirigeants.
Leur accueil a été supervisé par des figures importantes du mouvement, notamment Corneille Nangaa (coordinateur politique de l’AFC), Bertrand Bisimwa et Freddy Kaniki, bien connus dans la direction du M23.
Cette arrivée s’inscrit dans la continuité d’un premier groupe de nouveaux adhérents, également issus de la diaspora, qui cherchent à mobiliser d’autres Congolais de l’étranger afin de participer au changement du leadership, de la politique et de la sécurité du pays.
Selon les organisateurs, ces membres viennent de pays comme la Belgique, la France, l’Italie, le Canada, les États-Unis et la Tanzanie.
L’AFC-M23 affirme que cette démarche vise à “unir les forces de tous les Congolais désireux de bâtir un pays fondé sur la paix, la sécurité et une nouvelle gouvernance”, alors que l’est de la RDC reste plongé dans l’insécurité.
Cependant, cette initiative d’intégrer la diaspora dans des activités militaires suscite de vives critiques au niveau national et international, car elle pourrait accentuer les tensions et la guerre dans une région déjà instable depuis plus de vingt ans.
Cela intervient au moment où plusieurs pays, dont les États-Unis, mènent des efforts diplomatiques pour instaurer la paix dans l’Est du Congo. La RDC et le Rwanda sont attendus à Washington et à Doha pour la signature d’accords de paix.




