Le vice-ministre de la Défense de l’Afrique du Sud, Bantu Holomisa, a annoncé que son pays allait mettre en place une commission d’enquête militaire pour examiner les circonstances dans lesquelles ses soldats ont été tués en République Démocratique du Congo (RDC).
Holomisa a fait cette déclaration la semaine dernière devant le Parlement.
L’Afrique du Sud fait partie des pays de la SADC ayant envoyé des troupes dans l’Est de la RDC pour soutenir le gouvernement congolais face à la rébellion du M23.
En janvier de cette année, les troupes sud-africaines ont subi une défaite importante lorsque le M23 a pris la ville de Goma, causant la mort officielle de 14 soldats sud-africains.
Cependant, certaines sources rapportent que le nombre réel de morts pourrait dépasser 50, plusieurs corps de soldats manquant toujours à l’appel, car leurs camarades n’ont pas pu les récupérer après les combats.
Depuis le début du mois, la SADC a commencé à rapatrier ses troupes de la RDC en passant par le territoire rwandais, suite à la décision des chefs d’État de dissoudre la mission SAMIDRC.
Le ministre adjoint Holomisa a indiqué aux parlementaires que l’enquête commencera une fois que toutes les troupes seront rentrées.
Il a déclaré :
« Après le rapatriement, le ministère, en collaboration avec le chef de la SANDF (Forces de Défense Nationale Sud-Africaines), présentera les directives sur la mise en place de la commission. »
Il a ajouté :
« C’est le Parlement qui a exigé une enquête approfondie et transparente, et nous devons répondre à cette demande. »
Holomisa a toutefois souligné que le fait que des soldats sud-africains soient morts ne signifie pas que la mission a échoué, car le succès ou l’échec d’une mission ne se mesure pas uniquement aux pertes humaines.
Il a conclu en affirmant qu’un rapport global impliquant la SADC, les Nations Unies, la SANDF et le gouvernement congolais dévoilera la vérité complète sur les événements.




