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Choc culturel : Dans ces pays, les filles passent encore des tests de virginité avec certificat à l’appui

Dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, la tradition du test de virginité perdure. Cette pratique est souvent imposée avant le mariage ou lorsqu’une agression sexuelle est signalée, dans le but de prouver que la fille est « pure ».

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce test consiste à examiner la partie interne du sexe féminin appelée l’hymen, pour vérifier s’il est « intact ». Des médecins ou même des personnes non qualifiées peuvent aller jusqu’à introduire leurs doigts dans le vagin de la fille pour vérifier si elle a déjà eu des relations sexuelles.

Les défenseurs de cette pratique la présentent comme un moyen de garantir la fidélité avant le mariage. Pourtant, l’OMS rappelle qu’il n’existe aucune preuve scientifique permettant d’affirmer qu’un hymen intact prouve l’absence de rapports sexuels. L’hymen peut se déchirer à cause d’un sport, d’un accident ou d’autres raisons sans aucun lien avec une activité sexuelle.

Pour les défenseurs des droits humains, il s’agit d’une violence basée sur le genre. Les garçons, eux, ne subissent jamais de tests similaires. Les filles sont mises sous pression, vivent dans la peur du rejet ou peuvent être accusées à tort.

Dans certains pays comme le Burundi, ces tests sont même utilisés lorsqu’une fille déclare avoir été violée — on commence par « vérifier » si elle était vierge, ce qui aggrave son traumatisme.

Au Maroc, certaines filles utilisent une « capsule de sang » avant leur nuit de noces. Elle contient une poudre rouge et est insérée dans le vagin avant les rapports sexuels, afin de simuler un saignement censé prouver leur virginité. L’objectif est d’éviter la honte, le rejet familial ou d’être renvoyée chez elle le jour du mariage.

L’une d’elles confie : « Ce qu’ils veulent, c’est du sang, non ? Alors on leur en donne. »

Cette pratique vient de croyances sociales qui assimilent la virginité à la valeur d’une fille. Mais les défenseurs de l’égalité dénoncent une tradition discriminatoire et humiliante.

De plus en plus de pays appellent à son abolition, car elle va à l’encontre des droits fondamentaux des filles et des femmes.

Sangiza iyi nkuru

Soma Izindi Nkuru

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