En Colombie, un événement aussi surprenant qu’inquiétant a eu lieu : 57 soldats ont été enlevés par des civils dans la région montagneuse du canyon de Micay, au sud-ouest du pays.
L’armée colombienne a annoncé que 31 soldats ont été capturés samedi, suivis de 26 autres dimanche, par un groupe de plus de 200 personnes.
Les autorités soupçonnent que ces civils ont été soutenus ou contraints par des éléments des FARC, un mouvement ayant signé un accord de paix avec l’État en 2016.
Le général de brigade Federico Alberto Mejía a déclaré sur les réseaux sociaux que quatre jeunes officiers et 53 soldats faisaient partie des personnes enlevées, soulignant qu’il s’agissait clairement d’un enlèvement.
Selon la presse colombienne, cette opération pourrait avoir été dirigée par le groupe EMC, responsable des dissidences des FARC qui n’ont jamais déposé les armes. Le groupe EMC n’a toutefois pas encore réagi officiellement.
La région du canyon de Micay est connue pour être une route stratégique du trafic de cocaïne vers les ports du Pacifique, d’où la drogue est ensuite exportée illégalement à l’étranger.
Bien que l’armée considère l’incident comme un échec sécuritaire, de nombreux internautes s’en amusent, se demandant comment des civils ont pu capturer autant de militaires. Certains plaisantent : « Ce sont les civils qui vont maintenant apprendre à l’armée comment prendre des otages ? »
Ce fait divers inédit fait le tour de la Colombie et du monde, en raison de sa nature inhabituelle et de son impact potentiel sur la sécurité nationale.




