Alors que les combats à Goma auraient fait 3 000 morts, selon les chiffres préliminaires du ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner s’est rendue à Bruxelles le mercredi 5 février 2025 pour présenter le dossier congolais à l’Union européenne et à la Belgique. Elle a rencontré le ministre belge des Affaires étrangères.
Pendant cette période, le président de la Commission de l’UE, António Costa, a appelé le président congolais Félix Tshisekedi ainsi que le président rwandais Paul Kagame.
Dans son échange avec António Costa, le président Paul Kagame a souligné le “partenariat solide entre le Rwanda et l’Union européenne,” un partenariat que la Belgique demande à ses partenaires européens de suspendre.
Il a déclaré :
“J’ai eu une bonne conversation avec le président de la Commission de l’Union européenne, António Costa, où nous avons discuté de la crise en RDC et convenu que des mesures fortes doivent être prises pour mettre fin au conflit, en privilégiant le dialogue et une paix durable. Nous avons souligné la nécessité que toutes les parties concernées prennent leurs responsabilités et agissent avec honnêteté, malgré la complexité du problème. Nous avons également discuté de la coopération étroite entre l’Union européenne et le Rwanda dans des secteurs clés.”
Pour Thérèse Kayikwamba, le retard de l’Europe à imposer des sanctions au Rwanda est très préoccupant, selon un rapport de RFI.
Elle a déclaré :
“Lorsque des forces de maintien de la paix sont tuées par l’armée rwandaise et le M23 sans conséquences, nous devons nous interroger sur la signification des cadres juridiques internationaux pour tous les pays de l’Union européenne.”
Elle a ajouté :
“Kigali n’a toujours pas été sanctionné par ses partenaires, y compris l’Union européenne.”
Devant Thérèse Wagner, le nouveau ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, lui a ouvertement dit qu’il y avait “des difficultés à convaincre” l’Union européenne d’“imposer ne serait-ce que des sanctions légères contre le Rwanda.”
Le ministre belge des Affaires étrangères a pointé du doigt un autre pays européen, l’accusant de bloquer les sanctions de l’UE contre le Rwanda.
La Belgique estime que l’hésitation de l’UE et l’absence de mesures décisives pourraient être interprétées comme un soutien au M23 et à ses alliés.
Sur France 24, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a répondu aux accusations contenues dans divers rapports d’experts des Nations unies affirmant que des troupes rwandaises combattent aux côtés des rebelles du M23 dans l’est de la RDC.
Il a déclaré que la multiplication des rapports provenant du même groupe d’experts ne prouve pas leur véracité.
“Nous avons toujours rejeté ces rapports.”




