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La RDC Reçoit un Rapport Détaillé sur les Atrocités du M23 à Goma et Bukavu

Le 20 mai 2025, la Commission nationale de suivi de la mise en œuvre de l’accord d’Addis-Abeba en Éthiopie a publié un rapport détaillant les crimes graves commis contre les civils à Goma et Bukavu entre janvier et avril 2025, lors de l’occupation par les rebelles de l’AFC-M23. Le rapport, dévoilé au Musée national de Kinshasa, a été présenté par Alphonse Ntumba Lwaba, coordinateur de la commission, en présence de hauts responsables, dont le vice-Premier ministre chargé de la sécurité intérieure et le ministre de la Défense.

Ce document de plus de 100 pages vise à fournir des preuves des atrocités graves, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, commis par les forces du M23/AFC. Lwaba a souligné l’importance de documenter ces actes pour les procédures judiciaires internationales afin de rechercher la justice mondiale.

Le ministre des Droits de l’homme a déclaré que le rapport servirait d’outil crucial pour recueillir des preuves en vue de préparer des soumissions aux instances judiciaires internationales. Par ailleurs, le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, a exprimé des inquiétudes quant à la souffrance continue des civils dans l’est du Congo en raison de la violence persistante et des violations des droits de l’homme perpétrées par les rebelles du M23.

Le rapport souligne que le conflit de près de trois décennies dans l’est de la RDC a entraîné environ 12 millions de morts, bien qu’il ne précise pas les méthodes ou les parties responsables de ces pertes.

Cette publication intervient alors que les rebelles du M23 accusent le gouvernement de Kinshasa d’être complice de la violence continue et de la discrimination à l’encontre des populations tutsies dans le Nord et le Sud-Kivu. Ils allèguent que le gouvernement collabore avec des groupes armés tels que les FDLR, responsables du génocide rwandais de 1994, pour commettre des atrocités contre les civils.

Le M23 accuse également le gouvernement congolais de violer les accords de paix, y compris les accords de Nairobi, en ne réintégrant pas les combattants du M23 dans la vie civile et les structures gouvernementales.

Alors que les deux parties continuent de s’accuser mutuellement, la population civile de l’est du Congo subit le poids du conflit, faisant face à des meurtres, des persécutions et des déplacements, tandis que le gouvernement de Kinshasa reste réticent au dialogue préconisé par la communauté internationale comme solution.

Sangiza iyi nkuru

Soma Izindi Nkuru

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