Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rejeté les accusations du groupe rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), affirmant que leurs radars militaires ont détecté et intercepté un avion non identifié ayant violé l’espace aérien congolais le lundi 30 juin 2025.
Dans un communiqué diffusé ce jour-là, les FARDC ont précisé que leur radar avait intercepté un appareil non enregistré pénétrant dans l’espace aérien congolais, à destination d’une zone de conflit.
L’armée a souligné que l’appareil n’affichait aucune marquage d’identification visible, ce qui constitue « une violation grave des normes internationales de l’aviation civile ».
Signé par le porte‑parole des FARDC, le général de division Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, le communiqué indique :
« Cet avion a violé notre espace aérien et est entré illégalement sur le territoire congolais sans autorisation préalable. Après contrôle, il apparaît qu’il ne porte aucun numéro d’immatriculation. »
Ce communiqué militaire intervient quelques heures après que l’AFC/M23 ait publié le sien, accusant le gouvernement congolais d’avoir tiré sur un avion civil transportant de l’aide humanitaire à destination de Minembwe, au Sud-Kivu.
Les FARDC n’ont pas nommé explicitement le M23, mais ont répondu à ces accusations en soulignant que l’incident relevait d’un important enjeu de sécurité nationale.
L’armée a précisé que les mesures défensives mises en place visaient « à protéger notre espace aérien et à préserver la souveraineté nationale », ajoutant que les autorités civiles et militaires compétentes avaient été informées.
Le communiqué – Communiqué de Presse N° 18 du 30 juin 2025 – réaffirme l’engagement des FARDC à se prémunir contre les menaces aériennes, notamment dans les régions instables où opèrent des groupes armés.




