La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda participent à des négociations de paix dirigées par les États-Unis qui pourraient permettre l’exportation légale de minéraux congolais—tungstène, tantale et étain (collectivement appelés les 3T)—vers le Rwanda pour traitement. Cette initiative vise à freiner le commerce illégal de minéraux, que Kinshasa accuse d’alimenter le conflit impliquant les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Les États-Unis envisagent que l’accord de paix, potentiellement signé cet été, attire des milliards d’investissements occidentaux et favorise l’industrialisation en RDC tout en offrant au Rwanda une opportunité économique légale. Cependant, la RDC insiste pour que toute coopération soit précédée du retrait des troupes rwandaises et de la reconnaissance de sa souveraineté.
Une déclaration signée le mois dernier a mis en évidence l’engagement des deux pays envers des chaînes de valeur minérales transparentes avec le soutien des États-Unis. Malgré l’engagement de jusqu’à 30 investisseurs américains, des défis subsistent, car des accords similaires passés ont échoué, principalement en raison de la méfiance et des accusations de soutien aux rebelles.
Les experts avertissent que, bien que les accords miniers puissent aider à la stabilité et au développement à long terme, ils ne résoudront pas les causes profondes du conflit découlant du génocide rwandais de 1994. Kigali nie soutenir le M23 mais maintient des mesures de sécurité contre les milices hutus. Le succès de ces initiatives dépend de la confiance et de l’application externe, les États-Unis devant jouer un rôle de médiateur crucial.




