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M23 présente 8 exigences avant la reprise des pourparlers à Doha

Le groupe rebelle M23 a formulé huit exigences à l’intention du gouvernement de la République démocratique du Congo, avant la reprise des pourparlers à Doha, au Qatar.

Ces demandes ont été rendues publiques jeudi 3 juillet lors d’un point de presse à Goma, dirigé par Benjamin Bonimpa, Secrétaire exécutif de l’AFC/M23, chef de la délégation M23 aux discussions avec Kinshasa à Doha.

Cette intervention survient six jours après que le Rwanda a été accusé à Washington de soutenir le M23 dans les négociations de paix avec la RDC.

Selon l’accord de paix, la question du M23 doit être réglée dans le cadre des négociations de Doha.

Le mois dernier, le M23 a rappelé son émissaire de Doha après des discussions infructueuses.

Bonimpa a déclaré à la presse que le gouvernement de Kinshasa entravait les négociations en les dévalorisant. Il a expliqué que les envoyés précédents de Kinshasa ne disposaient pas de mandats officiels, tandis que les délégués de l’AFC/M23 en disposaient, validés par le médiateur.

Il a ajouté que Kinshasa continue de retarder les pourparlers en excluant Lawrence Kanyuka, qui se dit Rwandais, et en utilisant Bujumbura comme place de transit pour les opérations des FARDC contre Goma, Bukavu et d’autres zones civiles.

✅ Les 8 revendications de M23 :

  1. Le Président Tshisekedi doit déclarer publiquement l’engagement de son gouvernement à dialoguer directement avec l’AFC/M23.

  2. Le Parlement doit annuler sa résolution de 2022 qualifiant l’AFC/M23 de groupe terroriste, afin de légaliser tout accord de Doha.

  3. Les peines de mort prononcées contre les dirigeants du M23 doivent être annulées et les mandats d’arrêt levés ; toute procédure judiciaire en cours doit cesser.

  4. Tous les civils et militaires détenus pour leur supposé soutien à l’AFC/M23, souvent en raison de leur ethnie ou de liens commerciaux, doivent être libérés immédiatement.

  5. Le harcèlement, discours de haine et maltraitance visant les Congolais de langue kinyarwanda doit cesser.

  6. La RDC doit faciliter la circulation des personnes et des biens, et réouvrir les banques dans les zones contrôlées par le M23, car les fermetures ont nui aux civils.

  7. Les biens confisqués aux membres du M23 doivent être restitués, et des indemnités versées pour les préjudices subis.

  8. Un accord de cessez-le-feu doit être signé entre Kinshasa et le M23.

Kinshasa ne s’est pas encore prononcée pour savoir si elle allait accéder à ces demandes ou les rejeter.

Sangiza iyi nkuru

Soma Izindi Nkuru

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