Hier, mardi 1er juillet 2025, le groupe rebelle ADF (Forces Démocratiques Alliées) a relâché 23 personnes qu’il détenait en otage dans la région de Mambasa, province de l’Ituri, selon des sources sécuritaires locales.
Parmi les personnes libérées figurent des femmes et des enfants, tous apparus affaiblis et exténués après plusieurs jours passés en captivité dans la forêt entre les mains des combattants ADF, un groupe armé opposé au gouvernement ougandais mais actif dans l’est de la RDC.
Il est rapporté que cette libération aurait été faite volontairement par les rebelles dans une zone appelée Elake, connue pour ses combats fréquents et les actes criminels de l’ADF.
La zone d’Elake est également connue pour des actes terroristes, notamment des pillages, violences, et prises d’otages contre les civils.
Ce développement survient après qu’un autre assaut a eu lieu la semaine dernière dans la même zone, où deux combattants Maï-Maï ont été tués, plusieurs biens pillés, et près de 50 personnes enlevées.
Ces attaques ont poussé les habitants à tenter de se défendre eux-mêmes, mais les rebelles de l’ADF, mieux armés, les ont dominés, tuant certains et blessant grièvement d’autres.
Les autorités locales de Mambasa ont confirmé que les combattants ADF circulent encore dans les forêts, lourdement armés, et qu’au moins 20 civils sont toujours retenus en otage.
Les personnes libérées ont témoigné que les otages encore retenus sont dans un état critique, plusieurs souffrant de maladies graves et de blessures sans accès à des soins médicaux.
Les habitants lancent un appel urgent à l’armée congolaise (FARDC) pour qu’elle intervienne et libère les otages restants, et qu’elle éradique définitivement les ADF dans les forêts de Mambasa afin de restaurer la paix dans la région.




