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Saviez-vous que garder des objets inutiles peut être une maladie mentale ?

D’après une étude menée par Randy O. Frost, Gail Steketee (professeure à l’Université de Boston aux États-Unis), et Edna B. Foa dans leur livre Buried in Treasures (2011), il existe une maladie mentale appelée trouble d’accumulation compulsive (Hoarding Disorder), qui pousse une personne à conserver tout ce qu’elle rencontre, même si les objets sont abîmés ou inutiles.

Une personne souffrant de ce trouble vit dans une peur constante de perdre ses biens et accorde une valeur excessive à chaque objet, même s’il n’a que très peu d’utilité.

Les personnes atteintes de Hoarding Disorder accumulent souvent des outils cassés, des objets hors d’usage, des vêtements démodés et impossibles à porter, de vieux papiers, et d’autres choses controversées.

Comme l’expliquent Randy O. Frost et James R. Acker dans Stuff: Compulsive Hoarding and the Meaning of Things, leur motivation ne vient pas de l’utilité réelle des objets, mais du plaisir de les voir simplement stockés dans la maison.

Une cause majeure de ce trouble est le traumatisme vécu dans l’enfance, notamment lorsqu’un enfant a manqué de nourriture ou d’objets essentiels.

Ce type de traumatisme peut engendrer une peur profonde de la perte, comme l’indique le NHS UK (2024) sur son site officiel.

De plus, selon une étude de 2025 de l’International OCD Foundation, ce trouble est souvent accompagné d’autres maladies mentales comme la dépression majeure et les troubles anxieux, ce qui aggrave l’état du patient.

Les conséquences se répercutent dans tous les aspects de la vie. Dans une étude de 2011, Frost, Steketee et Foa ont constaté que 81 % des participants vivaient dans des maisons encombrées d’objets inutiles, parfois au point de ne plus avoir de place pour dormir.

Par ailleurs, l’Anxiety and Depression Association of America indique que 67 % des malades évitent de recevoir des invités, ce qui provoque solitude et dépression sévère.

Ce trouble peut être soigné, notamment par la thérapie cognitivo-comportementale (CBT), qui a montré une efficacité dans la réduction du comportement d’accumulation. Dans une étude de 2018 par l’IOCDF, on a observé une réduction de 47 % des comportements après 12 mois de traitement.

Il existe aussi des groupes de soutien et l’aide de NHS UK (2024) qui permettent aux patients d’échanger avec d’autres, d’apprendre à ranger progressivement leur maison, et à retrouver confiance en eux.

Il est crucial de ne pas juger les personnes atteintes comme des gens sales ou irrationnels. Le Hoarding Disorder est une maladie mentale nécessitant écoute et compassion, et la famille doit offrir un soutien bienveillant.

L’aide consiste à leur apprendre à distinguer ce qui est utile ou non, les aider au ménage, et les encourager à consulter des professionnels.

Parler de ce trouble et informer qu’il est traitable est une première étape essentielle pour aider un grand nombre de personnes. En nous éduquant sur la santé mentale, nous bâtissons une société où chacun est respecté, compris et soutenu.

Sangiza iyi nkuru

Soma Izindi Nkuru

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